Social construction of knowledge use in public and private regulation: Whose knowledge and why?

La construction sociale des usages des savoirs dans la régulation publique et privée : la connaissance de qui ?

Carter, C.

Type de document
Communication scientifique avec actes
Langue
Anglais
Affiliation de l'auteur
IRSTEA BORDEAUX UR ADBX FRA
Année
2013
Résumé / Abstract
Cette communication compare deux cas où des acteurs faibles ont réussi à se représenter comme des ‘porteurs de savoirs’ pour accéder aux arènes de décision dont ils avaient étés exclus. Les cas démontrent un changement dans l’égalité de l’usage des savoirs afin de protéger l’environnement et ceci dans les secteurs de la pèche sauvage et de la pisciculture en Europe/Ecosse. Premièrement, les pêcheurs se sont mobilisés comme porteurs du savoir-faire pour contester les instruments basés sur des modèles scientifiques des stocks. Deuxièmement, les ONGs se sont présentés comme des experts de l’évaluation de la pêche durable pour encourager des grandes surfaces á monter des politiques d’approvisionnement ‘responsables’. La réussite dans les deux cas peut laisser entendre que les acteurs dominants ont admis les savoirs de ces ‘nouveaux’ acteurs. Mais, dès qu’ils participaient aux arènes de décision, l’influence des pêcheurs et e-ONGs a été variable. L’acceptation de leurs argumentations pour le changement ne correspondait pas avec l’usage de leurs savoirs. Pour expliquer ce décalage, cette communication réexamine la construction sociale des intérêts en faveur des savoirs dites alternatives en mobilisant trois concepts de l’institutionnalisme interprétatif: dilemme, tradition, institution. Ceci révèle que l’acceptation de ‘la notion’ de l’usage des savoirs alternatives n’équivaut pas forcément á une refonte des relations récursives entre la science et la politique.
This paper compares two cases where traditionally weak actors in regulation successfully represented as ‘holders of knowledge’ to legitimize access to policymaking from which they had been excluded. The cases appear to show change towards a greater equality in knowledge use in environmental protection in European/Scottish fisheries and aquaculture. First, fishes mobilised as holders of everyday knowledge to contest the content of instruments setting catch limitations, based on scientific modelling of stocks. Second, e-NGOs self-represented as experts on assessments of sustainable fisheries production to persuade supermarkets to develop sustainable seafood sourcing policies. Both groups were successful, thus giving the impression that dominant actors, too, valued their knowledge. However, once members of decisional arenas, the influence of fishers and e-NGOs over instrument setting has been inconsistent. Rather, the acceptance of their arguments for change appears out of sync with the way in which their knowledge has subsequently been used. To explain this incongruence, this paper re-examines the social construction of interests leading to the acceptance of alternate knowledge forms, using concepts from interpretivist institutionalist analysis - dilemma, tradition and institution. This reveals that accepting the ‘idea’ of alternate knowledge use does not automatically mean accepting recursive understandings of science’s relation to politics.
Congrès
Congrès AFSP, 09/07/2013 - 11/07/2013, Paris, FRA

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