Cibler, mettre en oeœuvre et évaluer la lutte contre les pertes des réseaux d’eau potable dans le but de préserver la ressource en eau : impacts de la réduction des pertes sur les ressources (bilan eau) et sur l’environnement (bilan des effets) - Etude de cas : réalisation du bilan eau du SIAEP de Nanthiat

Target, implement and evaluate loss reduction in drinking water networks in order to save water resources - Case study: Water Abstraction and Discharge Balance of the Nanthiat water supply system

Pillot, J. ; Renaud, E.

Type de document
Rapport scientifique
Langue
Français
Affiliation de l'auteur
IRSTEA BORDEAUX UR ETBX FRA ; IRSTEA BORDEAUX UR ETBX FRA
Année
2015
Résumé / Abstract
Ce cas d’étude illustre la mise en œuvre de la méthode du bilan eau sur un service d’eau potable mobilisant des ressources superficielles. Le bilan eau nécessite de rassembler des données : -d’exploitation du service d’eau potable (bilan volumique, SIG du réseau, autorisations de prélèvements), -d’exploitation des systèmes d’assainissement (raccordements à l’AC, localisation des STEPs), -de gestion des ressources en eau (référentiel des masses d’eau, base de donnée du sous sol, suivi des cours d’eau, ZRE), -des données cartographiques (limites communales, zonage ZRE, occupation du sol). Seule la connaissance fine des types d’assainissement des usagers du service d’eau potable peut être difficile à obtenir pour un gestionnaire de service d’eau potable, les autres données étant soit partagées à l’échelle nationale ou du bassin, soit directement issues de l’exploitation du service. Cette étude a permis de montrer le potentiel de la méthode. Elle permet de quantifier la réalimentation de chacune de ses ressources, plus ou moins précisément selon le niveau de connaissance du système (volumes, réseau cartographié ou non) et ainsi de mesurer l’impact du service d’AEP sur les ressources. Mis en œuvre par un service d’eau potable disposant d’un réseau cartographié et d’un bon suivi de ses volumes (livrés et non livrés), des bilans peuvent être réalisés sur des sous-systèmes (ici l’UDI) afin de définir une stratégie territorialisée de préservation des ressources. Concernant les ressources superficielles, la question des définitions prises pour la ressource et pour les rejets de réalimentation sont ici interrogées. En effet, la définition des ressources proposée dans la méthode se base sur les masses d’eau qui ont été définies pour l’évaluation de l’état des eaux requis par la DCE comme des milieux aquatiques homogènes. Cependant, il est intéressant de définir la ressource comme l’ensemble du réseau hydrographique amont du captage, de la station hydrométrique de suivi ou de la masse d’eau pour mettre en évidence les enjeux pour l’AEP, pour la gestion de l’étiage du cours d’eau ou pour la masse d’eau (au-delà de la portion incluse sur le territoire du service d’eau potable). De même, l’étude des rejets en écoulement sur des bassins versants de points d’intérêt pour les ressources (captage, station de suivi, exutoire de la masse d’eau) permet d’approfondir la réflexion sur l’impact du système d’AEP sur la disponibilité quantitative de la ressource.

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