Les diatomées, bactéries et archées des sources hydrothermales des Antilles françaises

Diatoms, bacterias and Archaea of the hydrothermal springs of the French West Indies

Lefrançois, E. ; Eulin, A. ; Coste, M. ; Delmas, F. ; Gros, O. ; Dessert, C. ; Robert, M. ; Tailamé, A.L.

Type de document
Poster
Langue
Français
Affiliation de l'auteur
ASCONIT CONSULTANTS MONTPELLIER FRA ; ASCONIT CONSULTANTS MONTPELLIER FRA ; IRSTEA BORDEAUX UR EABX FRA ; IRSTEA BORDEAUX UR EABX FRA ; UNIVERSITE DES ANTILLES POINTE A PITRE FRA ; INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE PARIS FRA ; PARC NATIONAL DE LA GUADELOUPE SAINT CLAUDE FRA ; BRGM FORT DE FRANCE FRA
Année
2016
Résumé / Abstract
Les sources hydrothermales terrestres et sous-marines sont nombreuses et de fonctionnement varié en Guadeloupe, du fait de l’activité volcanique et de la nature altérée et fracturée du massif. Bien que les systèmes hydro-thermaux du massif de la Soufrière fassent l’objet d’un suivi physico-chimique depuis les années 1960 dans le cadre de la surveillance de l’activité volcanique réalisée par l’Observatoire volcanologique et sismologique de la Guadeloupe, les compartiments biologiques des sources hydrothermales de la Guadeloupe n’ont que très peu été étudiés. Sans prétendre à l’exhaustivité, une première étude a permis d’explorer les principaux compartiments constituant le biofilm qui se développe dans et à proximité immédiate des sources guadeloupéennes : les diatomées, les bactéries, les cyanobactéries ainsi que les Archées. Dans un second temps, l’étude des diatomées des sources hydrothermales de la Martinique est venue compléter les données acquises en Guadeloupe. En ce qui concerne les diatomées, aucune étude naturaliste n’avait eu lieu depuis la mission P. Allorge en 1936, qui avait permis à Manguin et Bourrelly de décrire plusieurs taxons dont certains rarement observés depuis, par exemple Navicula guadalupensis Manguin in Bourrelly & Manguin et Navicula thermophila Manguin in Bourrelly & Manguin. Cette dernière est maintenant attribuée au genre Chamaepinnularia : C. thermophila (Manguin) C.E. Wetzel & Ector (2016). Compte tenu de l’évolution de la taxonomie, et à la lumière de nos observations réalisées en microscopie électronique, Navicula guadalupensis devrait maintenant appartenir au genre Microcostatus. Une espèce du genre Halamphora est potentiellement nouvelle pour la science. Ces études ont permis de mettre en évidence la présence d’autres micro-organismes photosynthétiques ou non inféodés à ces conditions environnementales extrêmes et ont également révélé des interactions biologiques et peut-être biochimiques originales (Cyanobactéries du genre des Plectonema associées à des bactéries sulfo-oxydantes du genre Thiomicrospira), ce qui confirme que les sources hydrothermales des Antilles françaises restent un laboratoire naturel encore à explorer.
Congrès
35ème Colloque de l'ADLaF, 13/09/2016 - 15/09/2016, Belvaux, LUX

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