Niveau d'incertitude associé à l'Indice Biologique Diatomées (IBD 2007) : variabilité inter-opérateur, variabilité inter-annuelle

Uncertainty level associated with the Diatom Biological Index (IBD 2007): inter-operator variability, interannual variability

Guéguen, J. ; Dagens, N. ; Delmas, F. ; Rosebery, J.

Type de document
Communication technique sans actes
Langue
Français
Affiliation de l'auteur
IRSTEA BORDEAUX UR EABX FRA ; IRSTEA BORDEAUX UR EABX FRA ; IRSTEA BORDEAUX UR EABX FRA ; IRSTEA BORDEAUX UR EABX FRA
Année
2016
Résumé / Abstract
La présente communication s’inscrit en relation avec la fiche-action AQUAREF B contractée entre l’ONEMA et Irstea. L’action présentée vise à cerner et à formaliser l’évaluation de l’incertitude liée à l’indice diatomique IBD 2007. Cette action s’intéresse en premier lieu à l’incertitude existante sur la notation d’un relevé diatomique avec l’IBD, mais va aussi concerner au final l’incertitude associée à l’évaluation triennale d’Etat Ecologique des cours d’eau de France au même site à partir du maillon des diatomées benthiques. Elle s’appuie d’une part sur une étude spécifique de terrain portant sur 2 campagnes annuelles de prélèvements (2013 et 2014) réalisées par 3 types d’opérateurs différents (Irstea, des DREALs, des Bureaux d’étude) au même site, permettant d’évaluer globalement l’effet-opérateur dans des conditions comparables, et d’autre part sur la variabilité naturelle de notation de sites peu altérés disponibles dans la base de données Pandore. Dans le cadre de l’étude de terrain, 65 sites ont ainsi été prélevés dont, en fonction de quelques problèmes rencontrés, 45 avaient au moins 3 relevés comparables et 16 avaient 2 relevés comparables. Des différences sensibles de composition spécifique, en espèces comptées dans le relevé et en effectifs par espèce, sont relevées, sans évidence de problèmes manifestes de détermination divergente. Cette variabilité des relevés au même site à la même date, mais aussi de la composition des lames venant d’un même pilulier, avait déjà été remarquée, une raison tenant probablement à une répartition des espèces par patchs en fonction des conditions micro-locales et à leur variation sur un même faciès d’une même station. Cependant, du fait d’homologies inter-espèces existantes au niveau de l’écologie de l’altération, la méthode IBD confirme une relative robustesse. Les résultats d’étape sont présentés, illustrant que le diagnostic inter- opérateur aboutit de façon très dominante au même classement d’état (47%), ou à une appréciation avec une classe de qualité d’écart (44%). Sur moins de 9% des relevés, où il a le plus souvent été diagnostiqué un problème spécifique (échantillonnages non prélevés exactement au même site, écart de conditions hydrologiques etc…), les résultats ont pu donner 2 classes de qualité d’écart sans que la variabilité de la méthode soit principalement en cause. L’étape en cours consiste à affecter à chaque évaluation de qualité un écart-type et une probabilité de se situer dans une classe donnée car, au-delà de la classe de qualité définie part 2 ou 3 opérateurs, l’incertitude de classement d’état est beaucoup plus forte lorsqu’on tombe à proximité de la limite entre 2 classes qu’au milieu d’une classe. Les résultats consolidés de cette étude, s’appuyant sur les probabilités d’appartenance à une classe de qualité ou une autre, seront rendus dans le rapport final d’étude fin 2016-début 2017. Une autre orientation du travail a été de vérifier le niveau de variabilité « aléatoire » des notes d’IBD en sites vérifiés comme relativement stables du point de vue de leurs conditions physico-chimiques, afin de formaliser une meilleure idée de la marge de variation naturelle de l’IBD et de son écart-type. Cette étude a nécessité un lourd travail de post-traitement sur les données abiotiques, qui vient de se terminer. Les premiers résultats sur les sites à chroniques de relevés suffisamment suivies montrent une variabilité interannuelle gaussienne avec dans la plupart des cas une appartenance à la même classe ou un écart 2 à 2 de 2 points, et une nette minorité de situations avec des écarts plus importants. Ces valeurs et leur distribution paraissent cohérentes, et il convient de rajouter ici qu’il ne s’agit pas d’une variabilité de résultat liée uniquement à la variabilité de la méthode, mais aussi à une certaine variation inter-annuelle des conditions et forçages in situ.
Congrès
Groupe de Travail national ONEMA-AQUAREF-partenaires fiches-actions du 06-07-2016 Incertitudes méthodes hydrobiologiques, 06/07/2016 - 06/07/2016, Bordeaux, FRA

puce  Accés à la notice sur le site Irstea Publications / Display bibliographic record on Irstea Publications website

  Liste complète des notices de CemOA