Programme d’Etude et de Recherche 2012 – 2015 - Diatomées des rivières de Nouvelle-Calédonie : Conception d'un atlas taxinomique et d'un indice de bio-évaluation de la qualité écologique des cours d'eau à partir des diatomées benthiques. Rapport de fin de Phase 2 (Nov. 2014)

Study and Research Program 2012 - 2015 Diatoms of the New Caledonian rivers : Design of a taxonomic atlas and of a bio-evaluation index for the assessment of the ecological quality of rivers with benthic diatoms. End-of-Phase-2 Report (Nov. 2014)

Marquié, J. ; Lefrançois, E. ; Dominique, Y. ; Boutry, S. ; Coste, M. ; Delmas, F.

Type de document
Rapport scientifique
Langue
Français
Affiliation de l'auteur
ASCONIT CONSULTANTS FRA ; ASCONIT CONSULTANTS FRA ; BIOEKO FRA ; IRSTEA BORDEAUX UR EABX FRA ; IRSTEA BORDEAUX UR EABX FRA ; IRSTEA BORDEAUX UR EABX FRA
Année
2014
Résumé / Abstract
La situation particulière de la Nouvelle-Calédonie, à la fois «hotspot» de biodiversité (Myers et al., 2000) et considérée comme une des toutes premières réserves mondiales de gisements nickélifères (Mainguet, 2012), sans compter la présence de plusieurs agglomérations, dont Nouméa qui passe les 100 000 habitants et génère des pollutions notables, impose à ce territoire grand comme 2 fois la Corse de concilier exploitation des richesses minières, pratique durable d’autres activités anthropiques et préservation de la richesse biologique. Sur financements initiaux de l’¼IL et du CNRT et avec l’obtention auprès de l’ANRT de la bourse de thèse CIFRE de Julien Marquié, un consortium Asconit-Irstea, s’appuyant sur l’implantation locale de Biotop (devenu Bioeko) ainsi que sur sa grande connaissance préalable du terrain, a pris en charge un programme de développement d’un nouveau bio-indicateur diatomique, qui a démarré en Octobre 2012. Une phase initiale de faisabilité de 8 à 9 mois a permis de démontrer aux financeurs la réponse des communautés de diatomées locales aux divers types de pollutions présentes sur la Grande – Terre et d’autoriser la poursuite du programme. Le présent rapport présente donc les résultats d’étape obtenus en fin de Phase 2, au terme de 2 ans de vie du programme et suite à la réalisation de 3 nouvelles campagnes de terrain venant s’ajouter à la campagne initiale de la phase de faisabilité et couvrant de façon équilibrée les 2 saisons principales de Nouvelle-Calédonie. Pour mémoire, la Phase 3 qui démarre vise à assurer la complétion des référentiels de données abiotiques et biologiques, puis à réaliser les analyses biomathématiques permettant de générer le nouvel indice diatomique de Nouvelle-Calédonie, l’IDNC, ainsi que les documents-supports devant accompagner son transfert vers le domaine opérationnel. Le présent rapport rend compte des données acquises lors des deux premières phases du programme. En tout, 220 prélèvements ont été effectués sur 79 stations de 43 cours d’eau répartis sur toutes les Hydro-EcoRégions (HER) de Grande Terre. Les conditions hydrochimiques spécifiques de ces HERs ont été bien repérées, en particulier le contraste entre les zones ultramafiques, magnésiennes et carbonatées, et les zones volcano-sédimentaires. A ce stade, la matrice de physico-chimie compte 98 analyses d’eau complètes. En s’appuyant sur les réseaux des partenaires, elle devrait couvrir à terme les 220 sites où les communautés diatomiques ont été échantillonnées. Les déterminations taxonomiques constituent le principal challenge de ce programme. A cette date, 141 échantillons de diatomées ont été inventoriés. Ils contiennent 612 taxons différents, répartis en 88 genres et représentant l’ensemble des grands groupes diatomiques décrits. Les communautés sont effectivement influencées par les différents contextes géochimiques et climatiques, et les analyses préalables contenues dans le présent rapport montrent aussi une réponse nette aux gradients générés par les activités anthropiques. Le contexte est donc propice à la création d’un indice diatomique en Nouvelle-Calédonie. Dans l’état actuel des analyses de données et des gradients existants dans les données abiotiques, il semble possible de s’orienter sur un indice multimétrique, capable de rendre compte de façon différenciée des deux principaux types de perturbations anthropiques rencontrées ici. En effet, il semble sérieusement envisageable à ce stade de sérier les effets de pollutions plutôt dues à un enrichissement trophique des milieux et ceux plutôt liés aux activités minières, ce qui serait une nouveauté en matière de bio-indication diatomique basée sur la composition des communautés multispécifiques. Les dernières étapes de ce programme, qui vont se dérouler tout au long de l’année 2016, doivent permettre de confirmer ces premières impressions. La vitesse d’avancement des démarches biomathématiques étant souvent soumise à quelques aléas et réadaptations nécessaires, en fonction les problèmes concrets rencontrés, la première version opérationnelle d’IDNCdevrait devenir disponible, selon toute logique, entre la fin 2016 et la fin du premier trimestre 2017.

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