Écologisation des loisirs de nature, entre ensauvagement et domestication

Krieger, S.J. ; Deldrève, V. ; Lewis, N.

Type de document
Article de revue scientifique à comité de lecture
Langue
Français
Affiliation de l'auteur
IRSTEA BORDEAUX UR ETBX FRA ; IRSTEA BORDEAUX UR ETBX FRA ; UNIVERSITE DU QUEBEC RIMOUSKI CAN
Année
2017
Résumé / Abstract
Il s’agit de réfléchir, ici, à l’idée d’écologisation et à celle d’un rapprochement avec la nature qu’elle sous-tendrait. Partant de la pratique des loisirs sur des sites protégés ou en voie de le devenir, nous tentons de décrypter le rapport souvent ambigu à la nature. La nature désirée n’est pas naturelle et la nature naturelle n’est pas désirée. Sur notre terrain, alors que les usagers récréatifs déclarent être en quête d’une fusion avec le sauvage, leur recherche d’esthétique et leur besoin d’accès les ramènent vers une nature aménagée. Une nature gérée par des gestionnaires qui, en même temps, contrôlent leur fréquentation, et ce de façon d’autant plus légitime que sur ces territoires ont été définis des enjeux envir- onnementaux dont la construction sociale est peu interrogée. Derrière l’idéal d’ensauvage- ment, l’écologisation participerait plutôt de la domestication des usages de nature et, par là même, concourrait à une nouvelle forme de contrôle social.
This article reflects on the idea of being ‘green’ along with the increased closeness to nature which this implies. Starting with the practice of leisure activities in protected natural sites, or those in the process of becoming so, in France and Canada, the authors try to decipher the often ambiguous relationship with nature. The nature wished for is not natural and natural nature is not wished for. The research study found that, while those who practice leisure activities claimed to be seeking fusion with the wilderness, their search for what is aesthetically pleasing and their need for access led them back to a ‘managed’ nature. That is to say, a nature managed by people who, at the same time, control access, and which is all the more legitimate in these territories since environ- mental issues have been defined which rarely take social construction into account. Behind the ideal of ‘the wild,’ being green, rather, participates in domesticating the uses of nature, thereby contributing to a new form of social control.
Source
Loisir et Société, vol. 40, num. 1, p. 25 - 38

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